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POURQUOI L'INNOVATION EST-ELLE DEVENUE CENTRALE ?

Mis à jour : mars 30


Depuis les travaux de Joseph A. Schumpeter (1883-1950), l’innovation est devenue centrale dans l’analyse de la dynamique économique. C’est l’un des précurseurs en matière d’innovation et de la dynamique économique. Il est le premier à avoir théorisé que l'innovation est facteur de progrès technique, de croissance économique et de changement social. Selon Schumpeter, l’économie est rythmée par des phénomènes de destruction créatrice. Lorsqu’une innovation est introduite sur le marché et qu’elle se diffuse, elle confère à l’entreprise un monopole temporaire sur un marché, ce qui lui permet de maximiser son profit grâce à une rente de situation. Les entreprises moins innovantes voient leur profit diminuer et, à terme, disparaissent.

Parallèlement à cette théorie, l’économie a connue plusieurs transformations depuis le Fordisme des années 70. En passant par la nouvelle économie des années 90, mais aussi et surtout, par l’économie de la connaissance au début de l’an 2000, pour arriver vers l’économie de l’immatériel, dans laquelle nous nous trouvons depuis le milieu des années 2000. Ces changements ont peu à peu transformé les sources de compétitivité, plaçant l’innovation au coeur du jeu économique. En effet, avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), comme les ordinateurs, le téléphone, Internet, ou encore le télécopieur, etc., on observe la naissance d’une économie produisant de nouvelles connaissances dont les coûts de codification, de reproduction et de transmission sont faibles. Par ailleurs, la connaissance à la caractéristique d’être cumulative. Autrement dit, les recherches actuelles dépendent des résultats des recherches faites précédemment. Elle est donc à l’origine d’externalités de diffusion positives, ce qui signifie que le rendement social de la recherche est supérieur à son rendement privé.

Durant le 19ème siècle, la croissance économique était soutenue par le capital tangible d’une entreprise comme les terrains, les machines, la capacité d’endettement, etc. Mais dès 1920, on constate que la part du capital intangible, tel que le savoir-faire, les compétences, la capacité à échanger des informations, la notoriété, etc., augmente, devenant ainsi une source de productivité et de compétitivité. Si durant le Fordisme, les stratégies concurrentielles étaient orientées vers la recherche des rendements croissants dans le but de réduire les coûts, elles portent aujourd’hui sur la production des connaissances et leur valorisation sur les marchés. La richesse n’est plus tangible mais intangible, elle n’est plus matérielle mais immatérielle. Les sources de compétitivité se sont déplacées du capital technique et financier au capital immatériel. L’innovation devient donc un élément au coeur de cette nouvelle économie faisant de la connaissance à la fois l’input et l’output du progrès technique.

En outre, si innover est une nécessité, elle implique d’être incitée. En effet, l’innovation est constituée de connaissances, si elle est de nature cumulative elle est aussi de nature non-rivale. Ce qui signifie que sa consommation par un usager ne diminue pas la consommation des autres. Mais elles est aussi de nature non-exclusive, tous les usagers peuvent consommer ce bien (Samuelson, 1954). Autrement dit, on ne peut exclure quiconque de la consommation de ce bien. L’usage d’un réverbère par un individu ne diminue pas la quantité de lumière pour les autres (non-rival) et tout le monde peut en bénéficier sans exception (non-exclusif). Ces deux caractéristiques font de la connaissance un bien public. Ce qui pose le problème suivant : d’un côté, créer de la connaissance demande de lourds investissements financiers et de l’autre côté, c’est un bien copiable à un coût marginal égal à zéro. Il apparait donc plus efficace de copier que de produire puisque l’utilité est plus forte que le coût, autrement dit l’innovateur recevra moins que le rendement social de son invention. Les sociétés ont donc mis en place deux types de mécanismes afin d’inciter sa production. D’un côté, les mécanismes se basant sur le principe de la science ouverte, et de l’autre, des mécanismes d’appropriation privée, grâce la propriété intellectuelle. Les pouvoirs publics ont un rôle clé dans l’application de ces mécanismes qui vont permettre à l’innovateur de récupérer son investissement initial et obtenir dans un même temps une rente de monopole. Toutefois, cette rente n’est que temporaire, d’autres d’innovateurs arrivant prochainement.

Par ailleurs, l’effacement des frontières, due à la mondialisation jusqu’à la montée en force des pays émergeants, entrainent l’intensification de la pression concurrentielle. L’innovation est donc devenue une nécessité afin de faire face à un environnement complexe et en perpétuel changement, que ce soit à travers les innovations de procédé ou organisationnelle permettant la réduction des couts, ou à travers des innovations de produit améliorant la compétitivité hors-prix. Innover permet d’obtenir un avantage concurrentiel en conférant à l’entreprise un monopole temporaire (Liouville, 2006).

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) n’échappent pas à cette injonction : l’innovation devient un impératif et leur avenir dépend de leur capacité à innover. La capacité d’une société ou d’un individu à innover se traduit par sa volonté à innover. L’entreprise est donc « proactive dans l’exploration de nouvelles opportunités, plutôt que d’exploiter essentiellement ses forces actuelles » (Menguc, 2006)1. La capacité à introduire de nouveaux produits et à adopter de nouveaux procédés, tout en étant le premier et dans un laps de temps limité est devenue un impératif de compétitivité (Sen (F.K), 2000). La capacité d'innovation est aujourd'hui reconnue comme l'un des principaux aspects menant à un avantage concurrentiel entre les entreprises.

En outre, les PME représentent le coeur des économies de nombreux pays, leur proportion dépassant parfois 90% du nombre total d’entreprises. (Wolff J. e., 2006). Elles sont le moteur de la croissance. Cela explique pourquoi elles sont au centre de nombreuses études dont la thématique principale est l’optimisation de leur croissance (Edwards et al. 2005 ; Hoffmann et al. 1998 ; O'Regan et al. 2006). L’innovation au sein des PME demande de prendre en compte de façon simultanée plusieurs facteurs aussi différents soient-ils, comme les pratiques de collaboration, la gestion des ressources humaines ou encore le leadership.


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